Vox in the box : enregistrement des voix terminé !

Depuis le début du projet, j’ai surtout regardé les autres travailler. Jusque ici, mon rôle était surtout d’organiser, de proposer, de planifier, de donner mon avis sur les arrangements de Ben, les enregistrements de Nathan…  c’était assez tranquille finalement ! Mais l’heure est venue de m’y mettre aussi !

La semaine passée, nous avons enregistré les voix pour la plupart des chansons de l’album. Je dis ça tout simplement, mais c’était un moment que je redoutais depuis le début. Car même s’il s’agit de mes propres chansons, je ne suis pas très à l’aise seul dans la cabine avec ma voix dans les oreilles, à devoir chanter avec émotion, justesse… et sans penser ! Mais comme d’habitude, Benoit m’a mis à l’aise et les séances se sont très bien déroulées.

L’angoisse de la cabine

Quand j’enregistre des maquettes tout seul à la maison, je recommence au moins vingt fois la même prise. Chaque fois que j’écoute, je trouve des défauts et je pense que je peux faire mieux. Alors pour sortir de cette situation et ne pas être à la fois celui qui chante et celui qui juge, j’ai délégué la direction artistique de l’album à Benoit. Du coup , c’est lui qui me dit si la prise était bonne ou non. Et je me rends compte qu’avec cette responsabilité en moins, je me sens beaucoup plus léger, et je chante sans arrière-pensée :). En plus, de ma cabine, je ne le vois pas. Je ne peux pas lire ses réactions sur son visage ou dans ses gestes au fur et à mesure. Je reste donc tout le temps concentré sur ce que je chante.

Cependant, à la fin des chansons, il y a quand même une longue seconde de fébrilité qui semble durer des heures : la prise est terminée, et j’attends la première réaction de Ben. De sa console, il me parle dans un micro, et, toujours sans le voir, j’entends juste sa voix. J’attends donc avec impatience qu’il me donne ses impressions, ses indications, nombreuses et détaillées… sauf que 9 fois sur 10, j’entends juste un « … cool ! ».

Se laisser guider

En fait, Ben précise ensuite son « … cool ! » : il m’indique les quelques points qui l’ont gêné avec une sorte de nonchalance souriante qui désamorce toute angoisse de mal faire. Ca peut être une remarque artistique,  comme par exemple : « sur les maquettes initiales, tu liais les 2 phrases du refrain : je préfère, ça fonctionne mieux, ça crée une aspiration ». Et puis ça peut aussi être un conseil technique, comme : « pense à bien contracter tes abdos pour me donner un peu de grave »… Oui, penser à contracter ses abdos, c’est juste la base pour chanter… mais dit par Ben, ça coule tout seul, on le prendrait presque pour un compliment !

Quoiqu’il en soit, je me suis rendu compte aujourd’hui à quel point c’est appréciable et reposant de se laisser guider par une personne de confiance pour enregistrer les voix. Comme je sais qu’il sait exactement où il va, et que c’est là que je veux aller, je suis ses conseils les yeux fermés.

Trois prises maxi

Pour chaque chanson, Ben fait trois prises de voix. Si vraiment ce n’est pas un bon jour pour le chanteur, il peut continuer, et découper le texte phrase par phrase pour atteindre le résultat, mais son expérience montre qu’après la troisième prise, c’est rare de faire mieux. Ca dédramatise aussi le mythe de la recherche de la bonne prise, et ça remet la musique dans l’instant : c’est juste de la musique, un instant à saisir qui perd de son sens et de sa magie si on essaie de le multiplier des dizaines de fois.

Une fois les trois prises réalisées, on réécoute celle qui lui semblait la meilleure et il note les quelques mots ou phrases qui pourraient être améliorés : note pas très juste, mot mal prononcé… Ensuite, on essaie de remplacer les éléments à corriger par les mêmes éléments des autres prises. En quelques minutes, on arrive à une ligne de voix optimale.

Encore 3 titres à finaliser… et haut les choeurs !

Au final, nous avons donc finalisé les voix pour 10 titres. Ben travaille encore sur les arrangements de 3 autres chansons, et sur l’écriture des chœurs pour l’ensemble. IL nous restera encore une séance pour enregistrer la voix sur les 3 derniers titres, puis une séance spécifique pour les choeurs. Mais ce n’est pas moi qui m’y collerai : je vais faire appel à Pierre Penaud et Jean-Eudes Boulay, des musiciens sablais qui m’ont accompagné pendant plus de 3 ans de 2009 à 2012. Ca nous rappellera le bon vieux temps !

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